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TRIP en SCOOTER dans le Sud de la THAÏLANDE

Les vespas de Vespa Club on the Beach à côé de mon scooter. (ou inversement!)

Les vespas de Vespa Club on the Beach à côé de mon scooter. (ou inversement!)

Cette fois, je vais dans le Sud, Le Grand Sud en évitant quand même Phuket (Fouket comme disent les Pin-Pins, qui veulent montrer qu’ils sont des intimes de Sarkonnard)
Environ 4000 : 4500 kilomètres en plusieurs étapes, bien sur.

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TRIP en SCOOTER dans le Sud de la THAÏLANDE (Photos et cartes)
https://goo.gl/photos/L3F1hwHaJkYXwh7j8

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Désolé, les légendes ne sont pas reproduites.

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Ban Krut / Chumphon

Je suis parti hier, le 28 Janvier.
Au départ, je songeais aller dans le Nord de l’Isan.
Mais la vague de froid m’en a découragé. Rendez-vous compte des températures négatives et même de la neige en Thaïlande.
Je ne viens pas ici pour me peler les coucougnettes.
Et j’ai eu raison. Il a fait 0°C du côté de Loei et il a neigé au dessus de Chiang
Rai.
Extrêmement rare en Thaïlande, qui, rappelons-le est un pays tropical mais qui semble devenir un pays moins pical, voire plus assez pical.
A Chumphon où j’ai fait une étape, j’ai rencontré mes amis bankroutards et motards, Véro et Jean Pierre qui revenaient d’une imprégnation chez un couple d’amis franco-thaïs dans un petit village vers Surat Thani.
Très rare, le mari est thaï, travaille le bois et fait cuire les poissons, entre autre, et la femme française, prof de français à l’université de Surat Thani D’habitude, on voit plutôt le contraire, des farangs mâles avec des femmes thaïes
Normalement, les Françaises préfèrent les Sénégalais ayant, selon la croyance populaire, un plus gros appareil.
Et ce sont les français mâles et autres farangs (étrangers occidentaux) qui viennent lutiner les Thaïlandaises.
Je ne parle pas ici des vieux cochons qui s’encanaillent avec les filles de bars et autres poissons qui, avant d’avoir été salés ou être devenus vieux s’appellent cabillauds.
D’ailleurs le contraire de couguar, est vieux cochon, depuis le foisonnement de cette engeance à Pattaya et autres lieux de stupre et de fornication tarifée. Je reviens à mes potes :
Vie rustique et de grands moments de dégustation et d’amitié.
Ils avancent fort dans la compréhension de la Thaïlande profonde. Pas les vieux cochons, mais Vero et Jean Pierre.
Mais maintenant, ils ont peur des phis (esprits) très présents dans la culture de ces petits villages où la main du touriste n’avait pas encore mis le pied.
Ils n’ont plus qu’à se mettre au ya dong1 (liqueur genre chartreuse (?)
artisanale locale) et ils seront complètement assimilés.
555

1­ -Le ya dong est une liqueur faite avec du lao kao (alcool de riz autour de 20° et d’un ensemble de plantes médicinales. C’est une panacée qui soigne beaucoup de choses, les vergetures, les hémorroïdes externes, internes et demi-pensionnaires, la phtisie galopante, la phtisie trottante, la castapiane, le visou, la fouire, la pépie, etc).Ils pioncent au Retro Box Hôtel, moderne, construits avec des containers disposés avec beaucoup de goût autour d’une piscine. Classe !
Pas des containers pour réfugiés ou SDF.
Plus modestement je suis au Sri Chumphon Hotel.

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Chumphon / Ranong sur Andaman Sea.

Ranong, ville calme et sympa, blindée de farangs qui viennent faire un visa run, c’est à dire pour passer 1 heure ou 1 journée en Birmanie et ainsi renouveler les 30 jours du visa sans visa, mais qui ne squattent pas la ville. Rien de bien nouveau.
Ils n’y restent pas, passent seulement une ou deux nuits.
Pourtant c’est une ville sympa et, proximité de la frontière oblige, de nombreux Birmans y vivent et y travaillent, payés en monnaie de singe voire à coup de pied dans le culte. Bouddhiste le culte. C’est à dire exploités et sous­payés comme à Mae Sot, autre ville frontière avec le Myanmar.
Ranong, j’y suis déjà venu plusieurs fois et je retrouve avec plaisir le mini resort Lucky Resort, cette guest­house à 5 chambres très neuves et son patron super sympa !

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Ranong / Takua Pa

Takua Pa est une petite ville où je ne reste qu’un jour car j’ai envie de retourner à la baie de Phang Nga, mais à mon rythme. C’est une ville à l’air plutôt sympa, pas trop blindée de pin­pins.
J’y reviendrais.

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Takua Pa / Phang Nga

Phang Nga est une baie magnifique, aussi belle que la baie d’Along au Viet
Nam et contrairement à celle­ci, presque toujours ensoleillée.
De très nombreux pics karstiques (et non pas quartziques) parsèment la région.
 »Mon Gaillard » (prof de géo et de géologie, spécialiste du Lac d’Annecy) aurait pu vous expliquer les tenants et les aboutissants de leur formation et de leur érosion comme il l’a fait pour nous en 4ème. Mais je n’ai pas tout retenu.
Il faut dire qu’avec Jartel, Icaque, La Mère Jo et la Mère Linda, le Père Lefebvre et le père Rochet, et probablement Darius, on devait être occupé à bâcler des troncs du Canada, à laisser pisser le mérinos ou à viriliser quelques ptérodactyles ou iguanodons). Ne cherchez pas, c’est une  »private joke » que de moins en moins de membres de cette bande de joyeux cancres ne peut comprendre, tant elle s’amenuise au fil des ans.
Vivants ou morts, je pense à vous et à ces années où on se marrait bien, sans smartphones et sans PS2.
Je vais voir les pires où on embarque pour visiter la baie.
Mais apparemment il n’y a pas de bus de touristes thaïs, comme j’en ai trouvé un l’an dernier et ainsi j’ai pu visiter la baie pour pas trop cher. Et comme les bateliers sont trop gourmands, je reste à quai.
A l’un des pires, j’assiste deux bateliers de longue queue à négocier un tour de la baie pour deux touristes français qui n’ont pas assez de bahts, mais des €. Mais avec leur smartphone, ils ont le taux de change immédiat et les deux acolytes ne peuvent pas vraiment les arnaquer.
 »Des bateliers de longue queue ? Les Thaïs sont ils aussi bien montés que ça
?
­ Franchement, je ne sais pas. Demandez plutôt à Frédéric Mitterrand qui, en parle dans un de ses bouquins et est, parait­il est un spécialiste. (Voir l’extrait ci­dessous : Extrait du livre La Mauvaise Vie, de Frédéric Mitterrand (Édition Robert Affolant, 360 p., 2005), pages 293 à 307. :
« … Pourtant, son hésitation est brève, il ne veut certainement pas se mettre en tort, il plie soigneusement ses effets qu’il pose sur la console de la télévision et me fixe enfin en recommençant à sourire. Tout est impeccable, aussi bien dessiné que le reste. D’où vient cette légende qui voudrait que leur sexe soit d’une taille ridicule ? Je peux attester du contraire même si je ne suis pas un fanatique des comparaisons superlatives qui occupent tant les conversations de certains pédés… »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/08/extrait­de­la­mauva ise­vie­de­frederic­mitterrand_1251310_823448.html#A0tv3swChRTXjTxr.
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Les longues queues en questions étant leur bateaux, munis d’un moteur , genre moteur de camion, monté sur un très long axe.
­Ah ! Vous m’en direz tant ! »

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Phang Nga / Krabi

Krabi, une grande ville avec quelques quartiers bien faranguisés, comme le centre ville et le marché de nuit où, blindé de pin­pins, j’ai eu du mal à trouver un endroit pour souper sans attendre des lustres.
Peu de stands de bouffe. Encore moins de stands où s’asseoir et beaucoup de stands de vêtements, godasses, fanfreluches, verroteries et toutes sortes de colifichets et artisanats de bazar, pour amuser les pin­pins et surtout les germains pin­pins qui pullulent ici aussi.Partout où je vais, c’en est blindé.
Où faut­il aller pour ne pas entendre ce charmant (?) accent guttural à chaque coin de rue ?
Mais, à part Angela, qui reste en Teutonie ? Les Turcs et les Polonais, peut­être… Qui est­ce qui bosse dans ce pays qui veut imposer sa façon de penser et d’agir à nous autres Européens ?
Il faut dire que le projet de l’Europe, de notre Europe a été écrit par un certain Walter Hallstein, ancien dignitaire et juriste nazi qui avait déjà écrit le même projet pour Hitler et Mussolini en 1938 et qui a été le premier président de la commission européenne. Il a été assisté dans la mise au point de ce projet par Robert Schumann et Claude Monnet, des valets de la CIA, comme l’attestent des documents déclassifiés.
C’est pour cela que Mèmèrkel veut accueillir des réfugiés. :  » Au boulot les gars! » parce que vous remarquerez que de nombreux réfugiés, venant soit­disant de Syrie, sont des mecs. Ils laissent crever leurs nanas sous les bombes, ou quoi ?
Bon ils viennent pas seulement pour bosser, mais aussi pour palucher ­ et même pire ­ les gretchens avantageusement dotées, comme à Cologne pour le Jour de l’An. C’est d’ailleurs à cause de ces particularités physiques de leurs femmes qu’on les appelle les Teutons. Non ?
Ce n’est pas une raison pour les tripoter de force et en grand nombre. Je conçois qu’elle portent plainte et les approuve pleinement.
Qu’ils voilent leurs femmes, c ‘est déjà dur, mais qu’ils violent nos Germaines, NON !
Retour donc vers le pier2 sur la rivière, près de ma Guest House (PN Guest
House ­ tel 075 630 382 )
Ma chambre est à l’entresol, avec un mur en face à environ 2 mètres. Bonjour la vue. Heureusement lorsque je voyage et s’il ne pleut pas, je suis dans ma chambre seulement pour prendre une douche, pour dormir et pour faire une petite méditation provençale après le lunch.
Là, près du pier se tient tous les soirs un marché de nuit, fréquenté essentiellement par des Thaïs, et miracle il y a beaucoup de tables où manger assis et des nourritures thaïes variées, car la plupart des clients sont du pays. Les pin­pins germains et autres farangs préfèrent souvent manger dans les restos dont ils pensent qu’ils sont plus clean.
Ils sont vernis, il y en a beaucoup à Krabi. Des bons mais souvent un peu chers.
Je fais aussi un tour à Ao Nang Beach.
La plage n’est pas trop peuplée mais le front de mer blindé de restos pour pin­pins (italiens ? bouffe thaïe faranguisée, c’est à dire insipide, etc) et de boutiques de massages, de vêtements et de souvenirs et abrite donc une cohue de farangs. Je me tire vite fait après m’être baigné, et avoir fait quand

2 Un pier (mot anglais) est un appontement où accostent les bateaux.
même quelques photos de Teutons souriants et je vais vous en passer un florilège, mais je n’ai pas trouvé d’autres jolies plages et plus désertes. Pourtant il doit y en avoir.
Car  »on » me dit que je n’avais pas assez cherché. En tout cas, j’aime bien Krabi.
Direction Trang dont j’ai pas mal entendu parler, j’ai envie d’aller faire un tour depuis longtemps.

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Krabi / Trang

Belle et large route bien dégagée avec une circulation faible
Trang est une ville à échelle humaine, où il semble qu’on mange plutôt bien. Une spécialité le Kopi du café buran (robusta local traditionnel à la chaussette) avec un fond de lait condensé sucré qu’on aimait tant lorsqu’on était gamin, servi avec une tasse de thé vert.
Et comme je le découvre seulement maintenant, le sud est assez spécialisé dans les currys de toutes les couleurs : jaunes, oranges, rouges, verts, plus ou moins épicés, avec toutes sortes de viandes ou de légumes.
Je trouve facilement une chambre au Station Inn, un hôtel où les prix (330
FAN, 430 AIR) sont écrits en gros sur le toit. Bonne enseigne !
Hôtel ancien qui a été rénové, repeint et recarrelé, plutôt agréable et bien placé pas loin de la gare (excusez ma référence de localisation. Ancien cheminot, on ne s refait pas…).
Je mets les noms des hôtels où je descends (ici, je monte, ma chambre est au
2ème étage)
Premier soir, je tombe sur Le Trang Food Festival, un marché de nuit installé pour mon arrivée ou pour le jour de l’An Chinois.
La bouffe, ça me poursuit, je vous dis.
Vous n’entendez pas les pétards ? C’est la tradition ! Chaque maison habitée par des chinois ou de sino­thaïs est bombardée de pétards (pas ceux que j’aime, hélas) pour faire fuir les mauvais esprits.
Les mauvais esprits qui, par exemple, pensent que lorsque je parle de pétards, je parle de tarpés de shit, mais non, plutôt des pétards 1ère classe des femmes Thaïes. Quoique…
En regardant les news sur internet, je vois qu’en France, il y a deux grosses polémiques :
La première, sur la déchéance de nationalité pour les terroristes. Ça doit bien les emmerder, les terroristes. Ils vont se faire péter la gueule et on leur dit, si tu fais ça, tu ne sera plus français. C’est sur que ça va en arrêter plus d’un. Quelle vacherie ou loi scélérate vont ils nous faire passer pendant que les gens sont enfumés par cette polémique.
La seconde sur la nouvelle orthographe. Les gamins défavorisés des banlieues et des familles pauvres, qui n’arrivent déjà pas à écrire le langage SMS sans fautes ne vont plus s’y retrouver.
Genre : Michel POULAIN :  » Supprimons le subjonctif pour que le français est plus facile à apprendre »
Et puis surtout, ça préfigure la Novlangue décrite par George ORWELL dans 1984 (LIRE ABSOLUMENT CE BOUQUIN avant d’avoir le droit de voter) arrive à grand pas.
George ORWELL :  »La langue est le révélateur de la qualité de pensée d’une époque,  »
Et surtout par Joseph GOEBBELS : « Nous ne voulons pas convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées. »
Ben… N’est­ce pas ce que sont en train de faire les banksters et les terroriches avec la complicité de leurs larbins politichiens­chiens à sa mémère ?
Théorie du complot ?
Les opinions politiques dont j’émaille mes textes, parfois extrêmes (gauche, rassurez­vous) n’engagent que moi. Par contre ce qu’elles dénoncent vous engage, vous, que vous le vouliez ou non ! Et j’enrage de voir que vous vous laissez manipuler à ce point et qu’on est donc pas près de bouger.
« Merde… Ce flic qui m’arrête … et je n’ai pas de casque… Je vais morfler. » Lorsque je me balade en motorbike selon l’endroit où je me trouve je mets ou je ne mets pas mon casque.
Si je vois qu’une grande majorité de gens en porte un, je mets le mien.
Si je vois qu’un sur deux n’en a pas je le laisse à mon guidon. Je sais que je prends un risque. Et je pense plus à l’éventualité d’être arrêté par la police qu’à un accident.
Là, le flic, il m’arrête pour me dire que… je n’ai pas enlevé mon clignotant. Pas un mot à propos du casque.
« Ouf ! »
Le jour où les flics chassent les casques, ils ne chassent que les casques. Tu peux passer au feu rouge tranquille.
Le jour où ils chassent les permis, si tu n’as pas le tien sur toi, tu morfles : 200 bahts. ( 5€) et même pas besoin de le présenter le lendemain à la Police Station. C’est pour cela qu’officiellement 8% seulement des thaïs roulent
sans permis.
En réalité la quasi totalité de ceux qui sont en motorbike n’en ont pas. Et probablement au moins 40% des conducteurs de voitures en sont dépourvus (8 % officiellement). (C’est une estimation toute personnelle) Il suffit juste de payer 200 bahts de temps en temps.
Pourtant le permis…
Mais revenons au casque.
Plusieurs fois, apercevant les flics en train de chasser à un endroit stratégique, j’ai bifurqué, en urgence, dans une rue à gauche, dans la cour d’une maison,
une fois dans un temple, et une fois même, dans la cour d’une police station. (Sic)
Une fois je me suis caché derrière une camionnette en roulant à la même vitesse qu’elle.
Une autre fois, un flic était en train de parler à une fille (de la draguer ou de la verbaliser ?).Il me voit et le temps qu’il sorte son sifflet, j’étais déjà passé. Je ne m’arrête pas et j’ai vu dans mon rétro qu’il restait à discuter avec la nana. ouf !
La meilleure : barrage de flics, juste après un virage.
Le flic de mon côté de la route ne m’arrête pas, mais me montre sa tête.
Je lui montre mon casque que j’ai toujours avec moi. En ce temps­là, avant d’avoir un saleng, (side­car genre remorque) j’avais mis une paire de paniers en guise de sacoches comme font de nombreux Thaïs.
Sans stopper, je lui sors mon casque. Il lève son pouce genre  »Like »
Et je remets le casque dans le panier.
J’ai vite pensé : « Quel con je suis ! En France je serais conduit dasteu (ou d’asteu– patois bressan) en geôle pour un truc comme ça ! »
Un poulet avec que je mangeais au restaurant  »At Karaboon », m’a dit une fois
:  » Si tu as une bonne amulette, tu n’as pas besoin de casque! » (Sic)
Une fois, après avoir passé un barrage de chasse au casque, je montre ma tête aux motorbikistes que je croise et qui n’ont pas le leur, pour les prévenir, en leur disant  »police ! »
On faisait ça, des appels de phares, en France lorsque il y avait encore de la solidarité entre les gens.
Mais apparemment ils ne semblaient pas comprendre. Les flics ici, c’est de la pure poésie.
Un jour , en revenant de Ranong, j’avais mis mon casque juste avant l’endroit où ils mettent leur barrage. Il m’arrêtent quand même
 »Qu’est ce qu’ils me veulent ? »
Ils voulaient juste se faire prendre en photo avec moi. Authentique !
Une autre fois, avec mon fiston unique et préféré, on allait faire visiter le Wat
Kéo Prarset à deux copines françaises.
C’est un temple un peu  »spèce », œcuménique avec une représentation assez réaliste de l’enfer et du paradis, assez intéressant à voir.
Il domine une superbe baie à l’eau turquoise. J’y emmène souvent des amis car ça fait une belle balade d’une journée avec repas au bord de la magnifique baie de Bang Boet ( ou Bang Burg, va savoir, les deux orthographes cohabitent allègrement)3 .
Là, on n’avait pas les casques, mais c’était contrôle des permis.

3 Aucune lettre thaïe ne correspond exactement à une lettre française, ce qui donne lieu à des interprétations souvent différentes. Par exemple, Ban Krut, mon village peut être Ban Kroot, Ban Kurt, Ban Grood, etc.
J’avais le mien, mai mi pana (pas de problème).
Mais mon fils, le petit salopiaud, lui, n’avait pas le sien. (Pud lain, Domi) Par contre sa passagère avait le permis international et l’a tendu au keuf. Et nous sommes repartis sans qu’ils mouftent ni qu’ils changent de conducteur. Plutôt sympa, non !
Mais ici les flics ne sont pas tenus à faire du chiffre, sauf pour la caisse du café du commissariat. 555
Rien à voir avec la volaille française tellement tatilleuse (Tatillonne et
pointilleuse).
A part les Poulets de Bresse, bien sur ! ( »Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». Georges Brassens)
Ici, même dans les villes ou les keufs sont à cheval sur le casque ­ vous voyez l’image ­ Ils ne disent plus rien dès la nuit tombée et très peu de gens le portent.

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Trang / Langu et Pak Bara

Deux villes voisines (et non pas deux viles voisines).
Je loge à Pak Bara à Happy House, une guest­house rose et sympa, pas loin du pier.
Pak Bara étant le port d’embarquement pour Kho Lipe
Rencontre avec une prof d’anglais qui m’emmène dans sa classe, à Langu, pour parler de l’Europe aux gamins (13 / 15 ans). Je leur fais un petit speech, présentant les principaux pays – je ne les connais même pas tous ­ en m’attardant un peu sur la France, ben tiens, mais j’évite de parler de Mimolette et de ses troisièmes couteaux, soit­disant sochialistes, aux ordres des banksters, des terorriches et des investichieurs.
J’insiste en leur disant d’être vigilants avec l’ASEAN :  »Ne commettez pas l’erreur que nous avons commise avec la Communauté Européenne, uniquement tournée vers le business et l’allégeance à l’impérialisme américain et oubliant complètement le côté humain et social ».
Je leur parle de notre chômage galopant. Ils ne connaissent pas et n’imaginent même pas. Certains d’entre eux ont déjà un petit boulot qui leur permet d’aller acheter de la junk food au « 7/11″.
C’est une chaîne de magasins de quartiers où on trouve tous les trucs qui rendent les gamins thaïs de plus en plus addicts et donc obèses et les adultes de plus en plus diabétiques.
Ensuite série de questions / réponses. Les filles veulent tout savoir sur la balade en scooter que je fais dans la région, Paris , le shopping et les jeunes français. Les garçons sont plus timorés et quelques uns me parlent de foot. Comme je n’y connais plus rien en matière de foot­bizness, ­ j’aurais du réviser ­ je botte en touche et ils n’insistent pas.
Dans l’ensemble ils ont un bon niveau d’anglais et semblent me comprendre aisément.
Il faut dire que Sumari, leur prof, qui a vécu quelques années aux USA à l’air d’être très compétente et intéressante.
Puis à ce qui leur sert de récré, je vais jouer foot avec certains d’entre eux, dont des filles. Mais j’abandonne vite ­ fait chaud et ils sont tellement meilleurs que moi ­ pour revenir discuter avec les profs qui m’invitent à manger avec eux dans leur cantine, plutôt bonne, mais vachement bruyante. Je suis le pôle d’attraction.
La série de questions continue et le directeur vient me saluer et me remercier. Matinée sympa.
Le sud de la Thaïlande malgré le fait que je ne sois pas dans les provinces musulmanes demandant leur indépendance est bien imprégné par l’islam ; une fois oui, une fois non.
Une fois très tolérant, une fois très violent.
C’est le coran alternatif. Il y a beaucoup de muslims et de mosquées.
Mais ne faisons pas d’islamophobie primaire.
C’est une religion pas pire que les autres religions, avec ses mauvais côtés et ses côtés pires.
J’ai vu une vidéo d’un micro trottoir ou des dégourdis avaient déguisé une
bible en coran et en lisaient aux passants des passages prônant la violence.
 »Que pensez­vous de l’islam leur demandaient­ils ensuite ? » Et tous parlaient de sa violence, du sexisme, etc.
La gueule qu’ils faisaient lorsqu’ils découvraient que ce coran était en réalité une bible et que les passages lus en étaient issus !
Et ils me font bien marrer, ces franchouillards qui soit disant prônent une république laïque, mais qui profitent bien des fêtes fériées religieuses (15
Août, noël, ascension, assomption, pentecôte, etc.) pour ne rien glander, s’ empiffrer, faire la fête aux commerçants, voire taper dans le cruchon et s’en prendre une bonne.
Je n’ai volontairement pas mis de majuscule à tous ces mots d’origine religieuse, car je ne suis ni porté sur le culte, ni fou de la messe( ni mou de la fesse) et je milite pour une république athée.
L’hypocrisie du mec, avec sa médaille de la vierge ou sa petite croix et chaîne en or, qui râle contre les femmes violées, euh … voilées et les porteurs de kippas, me fait doucement marrer.

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Langu et Pak Bara / Satun

Satun est une ville frontière elle aussi et où on embarque pour certaines îles
(Kho Lipe) , c’est une ville plaisante de taille humaine. Vais ­ je y trouver l’amour de ma vie avec une nana, bien mignonne ma fois, connue sur Badoo ?
Penses­tu, elle me pose un cathai (lapin)4 de 1ère classe et une heure et demie plus tard, elle n’est pas encore arrivée.
Prévoyant j’avais pris mon lecteur d’eBooks et ,je me suis plongé dans  »La cerise » d’Alphonse Boudard, que je redécouvre. Quelle belle langue, imagée, argotique, quel style, une variante moins noire que celui de Céline, mais tout aussi rythmée.
Je n’insiste pas. Elle est venue encore plus tard mais j’étais déjà parti.
Je ne vais pas en Malaisie car c’est malaisé de passer la douane avec son propre scooter : il y a comme un malaise.

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Satun / Songkhla

Là, je change de mer.
Je passe allègrement de la Mer d’Andaman, côté Birmanie au Golfe du Siam sur la Mer de Chine côté Cambodge (mais vachement loin, le Cambodge, tu n’y vas pas à la nage.)
C’est une grande ville, proche de Hat Yai .
Je rencontre un Malais tout fier de me montrer qu’il parle français plutôt bien. Il me demande mon adresse e­mail, mais j’attends toujours un message de lui. Marché de nuit sympa, là aussi avec de nombreux stands de currys.
Il y a même un marché au puces avec pas mal d’argailles et de bondieuseries .

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Songkhla / Phattalung
Après une route avec très peu d’indications en anglais, où je suis obligé de me renseigner souvent, et donc de bien me marrer, car les gens, voyant mon immatriculation me posent les sempiternelles questions :
­ Ma Prachuap ? Tu viens de Prachuap ?
­ Tu viens d’où ? ­ Pathet frankcet (France)
­ Tu parles bien thaï ? ­ Nit noy ( Un peu)
­ Tu repars quand dans ton pays ? ­ Je vis en Thaïlande
­ Depuis longtemps ? ­ Sip song pi (12 ans)
­ Tu viens d’où ? ­ Aujourd’hui de Songkhla, mais j’habite à Ban Krut
­ Ban Krut , tinai (Ban Krut , c’est où ?) ? ­ Dans la région de Prachuap Khiri
Khan.

4 ­Ne pas confondre avec catheuil : Lady­boy, travesti, transgenre, transsexuel, opéré ou non, mais un tantinet péjoratif
­ Tu as déjà mangé ? ­ Oui ou non, ça dépend à quel moment on me pose la question. Les conversations dévient souvent sur la bouffe, une chose extrêmement importante Thaïlande, peut­être plus qu’en France.
­ C’était bon ? ­ Chai ! Aroi mack mack (Oui, très bon)
­ Pet mai ? C’était épicé ,
­ Chop ahan thai pet : J’aime la cuisine thaïe épicée
­ Tu as une femme thaïe ? Oui ou non, ça dépend de qui me pose la question. (Ben , oui !)
­ Pai nai ? (Où vas­tu ?) ­ Ça dépend à quel moment on me pose la question. La première partie de la route me déçoit, car sur la carte elle semblait suivre
la plage, mais en fait elle en est assez loin.
La fin de la route est magnifique. Elle traverse une très large plaine avec beaucoup d’eau; des rizières, des goyes5, des canaux, des étangs, des ruisseaux et des rivières, et un immense lac ou lagune, je ne sais pas trop fréquenté par une quantité d’oiseaux plus ou moins aquatiques, mais vachement exotiques pour moi.
C’est en effet une réserve naturelle, le Parc ornithologique de Thale
Noi présenté comme le premier site Ramsar6 du monde (zone humide) en Thaïlande. (La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau, aussi couramment appelée convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour
la conservation et l’utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition, aujourd’hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leur valeur économique,
culturelle, scientifique et récréative. ­ Wikipedia) Une partie de la route surélevée enjambe cette sorte de lac (ou lagune).
Réglons la question une fois pour toute et consultons La Rousse, Euh ! … Le
Larousse :

Lac : « Nappe d’eau stagnante plus ou moins profonde et plus ou moins étendue, entourée de terre de tous côtés. »
Lien vers le site du Larousse: Definition lac

• Lagune :« Étendue d’eau à salinité variable, séparée de la mer par un cordon littoral ouvert par un grau et résultant de la fermeture de baies ennoyées par une transgression marine récente. »
Lien vers le site du Larousse: Définition lagune

5 Goye ou gauye : étendue d’eau en patois savoyard.
6 RAMSAR : La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau, aussi couramment
appelée convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides. (Wikipedia)

Donc, en l’occurrence, ça doit être une lagune.
Je me préoccupe de votre culture et de vos connaissances en matière de langage c’est bien, non ?
Vous n’aurez pas fait le voyage pour rien. Moi non plus !
Et sur toute cette route, contrairement au reste de la Thaïlande, où les restos et les étals de bouffe ne sont jamais éloignés de plus d’un kilomètre, impossible de trouver une grounche7
Oh ! Fernand, tu es sur que tu es encore en Thaïlande ?
Finalement après presqu’une heure de retard sur mon horaire habituel car après près de 34 ans de boulot en 3X8, j’essaie de manger à heures fixes, j’en trouve un avec des gens, là encore, super sympas et je me déguste un pad thaï au porc et aux calamars (Le pad thaï est un plat traditionnel thaï à base de pâtes très apprécié et très consommé dans toute la Thaïlande. Son nom signifie littéralement « friture de style thaïlandais » Wikipédia).
Un délice.
Arrivé à Phatthalung, je me repère à la satani rotfai (gare ferroviaire) et investit Phatthalung Thai Hotel (http://www.travelfish.org/accommodation_profile/thailand/southern_thail and/phattalung/phattalung/all/2999), que je remarque sur un très bon guide de voyage en Asie, on line, TravelFish (http://www.travelfish.org/)

http://www.travelfish.org/accommodation_profile/thailand/southern_thaila nd/phattalung/phattalung/all/29

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Songkhla / Nakhon Sri Thammarat

Je suis déjà allé à Nakhon Sri Thammarat et je ne me souviens pas que c’était une ville aussi grande.
Là encore, je me fie à la proximité de la gare pour trouver un hôtel, le Thai Hotel.

7 ­ Grounche : Restaurant ou repas en patois savoyard.
Groucher : Manger.
Il y a souvent des Thai Hotels dans les villes de Thaïlande.
Ils datent souvent des années 60/70 et sont un peu décrépis, mais propres et souvent assez sympa avec surtout une clientèle thaïe.
 » Tu vas toujours dans des villes, tu n’aimerais pas mieux te poser dans des villages ?
­ Si bien sur ! Mais dans les villages il n’y a souvent pas d’hôtels, sauf s’ils sont près des grandes routes et ils sont tellement impersonnels que je les évite. Ou alors il faudrait aller dormir dans des temples, ce que j’ai fait une fois ou deux dans l’Isan, mais c’est à la dure et tu ne peux pas sortir (ou rentrer) après 5 heures du soir. Mais depuis les villes, je vais me balader dans les villages, dans la campagne, manger au bord des petites routes et très souvent bien me marrer.
­ Comment tu fais pour choisir un hôtel ou une guest­house ?
­ Dans ces petites villes du sud, ils ne sont même pas annoncés en anglais, alors je demande aux gens dans la rue. Parfois j’essaie d’en repérer un dans « TravelFish » .
­ Tu n’essaie pas de réserver avec « Agoda » ou « Trip Advisor »
­ Non ! Ça me gonfle de réserver. Je réfère garder une part de mystère, d’incertitude, dernier relent de voyage, même si parfois je galère un tantinet.
­ Comment ça ?
­ Ben oui ! Le voyage n’existe plus vraiment. Fini ! Le vrai voyage, je veux dire.Tu réserves l’hôtel. Tu communiques avec tes amis, ta famille grâce à ton ordi, ton smartphone, Gougol et Face de Bouc, tu suis ton GPS et tu ne demandes même plus ta route aux gens… Ce n’est plus du voyage , c’est du tourisme organisé, assisté . Il ne manque que le bus climatisé.
­ Tu n’a pas de GPS ?
­ Si j »en ai un sur mon smartphone mais je ne m’en sers pas, je préfère un
peu de contact, un peu d’incompréhension parfois, un peu d’être envoyé dans une mauvaise direction. Un tant soit peu à l’ancienne. Tous ces gadgets tuent tellement la convivialité.
­ Et si ce n’est pas écrit en anglais comment sais tu que c’est un hôtel ?
­ Ils ont souvent une indication 24/24, ce qui signifie que c’est ouvert 24 heures sur 24.
Ou parfois ce sont les prix qui sont affichés. Juste les prix. Il peut y avoir trois sortes d’indication de prix, genre :
350 : là c’est le prix unique de la chambre.
350 / 500 : là c’est le prix d’une chambre avec ventilo et de la chambre avec clim.
Ou parfois aussi deux prix, mais plus différent l’un de l’autre, genre.
500 / 150 : et là, c’est le prix à la nuit et à l’heure pour les petits câlins furtifs voire tarifés.
­ Et la nourriture est elle différente de celle du nord , de Bangkok ou même de Ban Krut, ton village.
­ On retrouve toujours un peu les mêmes classiques. Les laap moo ou kai (Salade de porc ou de poulet haché, voire parfois de poisson; les pad thais, des nouilles poêlées avec toutes sortes d’ingrédients selon la région voire l’inspiration de la cuisinière; les kao pad, (riz poêlé) avec du porc, des fruits de mer ou du poulet; les poissons et parfois des poulets ou du porc au BBQ ; les som tum, ( salade de papaye verte) très épicées. Mais dans le sud ils ont beaucoup de currys différents: verts, jaunes, rouges, oranges, avec ou sans kâti (lait de noix de coco).
Une autre chose qu’on trouve souvent des canom chin, des nouilles de riz servies avec une sauce faite avec poulet ou du poisson. On mange ça sur une grande table commune, très conviviale, garnie de germes de soja, de toutes sortes de légumes crus ou marinés dans du vinaigre et d’aromates. Les Thaïs en raffolent.
Dans le sud on boit aussi beaucoup de kopi, c’est à dire de café buran (traditionnel, à la chaussette ). C’est du bon vieux robusta local servi sur un lit de lait concentré sucré. Et c’est servi avec une théière de thé vert brûlant.
­ Tu manges toujours au restaurant?
­ Oh ! Non, souvent dans des étals de rue ou des marchés de nuit lorsqu’on peut manger assis. C’est vachement convivial. Malheureusement si j’ai rencontré beaucoup de beaux marchés de nuit, la plupart servent surtout des take­away et n’ont pas de tables.
Mais rassure­toi, je ne suis jamais mort de faim. C’est ABSOLUMENT impossible en Thaïlande où, dans les villes tout au moins, on peut manger jusqu’à des heures avancées de la nuit.
°0°

Nakhon Sri Thammarat/ Surat Thani

Dans TravelFish et sur ma carte, j’avais repéré Sichon, pas Chichon, Sichon ! Bon ! Et Khanom, deux petites villes en bord de mer.
Comme je n’avais pas envie de faire les 200 kilos (c’est comme ça qu’on dit kilomètre, mais aussi kilogramme, en thaï,) de la route de Nakhon Sri Thammarat à Surat Thani d’une seule traite et je pensais m’arrêter à Sichon qui est à peu près à mi­distance.
J’avais repéré quelques guest­houses et resorts dans mes prix, mais c’était sans compter qu’on était au début d’un week­end bouddhique et festif de trois jours …
Et maintenant que de nombreux Thaïs ont des voitures, ils s’évadent des villes et vont à la mer («… avec leurs enfants dans l’espoir souvent déçu de noyer
les plus laids.» Alphonse Allais) au moindre moment sans travailler.
Pareil, conformément à mon principe, antédiluvien je le conçois, je ne réserve pas.
Et tous les hôtels étaient  »full », même des trucs très chers. Donc, je me tape toute la route en une seule traite.
Et je retrouve le River View Hotel, et ses accueilleuses sympa, avec plaisir pour une sieste bien méritée.
Je fais une partie de la route avec les p’tits gars du Phatthalung Scooter Club, un club d’amateurs de Vespas. Celles­ci, très célèbres dans les années 50/60 en France, étaient fabriquées en Italie. Maintenant elles sont construites au Japon, avec toujours la même gueule un tantinet désuet et sont très prisées en Thaïlande où il existe de nombreux clubs ?
Ils sont très organisés, roulent en file indienne ou à la queue leu leu, avec un responsable de la sécurité qui reste derrière avec un gilet flashy.
Photos dans une Station de man man (essence) de la marque PTT (Petroleum
Authority of Thaïland) .
J’aime bien ces stations dont le logo est une sorte de flamme tricolore. Il y a souvent une boutique (7/11, malheureusement. ) et des WC à l’européenne ce qui arrange bien mes genoux pas très à l’aise voire douloureux dans la positon accroupie.
Que ce soit en Chine ou en Thaïlande, je trône dans pas mal de cartes SD d’appareils photo ou de mémoires de smartphones. J’ai été photographié ou selfié devant toute sortes de sites ou de monuments.
Les boutiques 7/11 pullulent en Thaïlande, mais aussi dans d’autres pays asiatiques, apportent beaucoup d’américanisme dans le commerce de proximité thaïlandais. Elles tuent les petites boutiques traditionnelles, pas par les prix pratiqués souvent plus élevés, mais par la junk food (chips, Cocas, boissons très sucrées, barres chocolatées et gâteaux hyper­sucrés, etc) qu’elles vendent et qui fait moderne pour les autochtones soucieux de ressembler aux farangs (occidentaux) . Elles sont un des vecteurs importants de l’augmentation de l’obésité et du diabète, car les autres boutiques, pour ne pas être reléguées aux oubliettes, vendent les même merdes qu’elles. Elles semblent être concurrencées par les boutiques Tesco Lotus Express, mais celles­ci font partie du même groupe.
Ne demandez pas: « Où se trouve le 7/11 ? » Le gens ne comprennent pas. Mais dites le « Seven » comme on les appelle ici.
­ Tu ne nous parles pas trop de tes rencontres?
­ Oh ! Ça a été surtout des rencontres de restos ou de marché de nuit, plutôt brèves, le temps d’un repas et d’une discussion, d’une série de questions réponses. Je suis plus (+) VIP dans les restos que dans les pharmacies ­ va comprendre, Charles ! ­ que j’approche avec parcimonie. Mais je ne suis pas resté assez longtemps quelque part pour établir de solides contacts. Cependant je me suis bien marré quand même. Et j’adore ces moments privilégiés. Pas de discussions philosophiques ou ésotériques, mais des moments de partage sympa quand même.
C’est pour ça qu’en un mois en Chine je vais à seulement deux ou trois endroits, pour pouvoir établir des rencontres un peu plus profondes.
­ Et la drague ?
­ Non plus ! Je vous l’ai déjà dit j’ai connu une belle sur Badoo, une mine d’or (Badoo, pas la belle) , mais elle m’a fait manger du lapin. Elle est arrivée au point de rendez­vous avec plus d’une heure et demi de retard. Moi, je n’y étais plus. Tant pis pour elle.
Et pour moi aussi, bien sur. J’ai du dormir sur la béquille.
Les lapins sont fréquents en Thaïlande. Les Thaïs ont un sens du temps très relativisé et très différent du notre. Surtout les compagnies de bus et les chemins de fer. Un train commence à être en retard au bout d’une quarantaine de minutes, une heure lorsqu’il s’agit de l’omnibus de 3ème classe.
Lors de mon premier voyage ici, une fille est venue le lendemain à notre rendez­vous. Et en retard en plus !
Comme on devait prendre le train pour Ayutthaya, on l’a zappé et comme elle était très riche elle a payé un taxi.
­ OK ! Et tu nous dis toujours que tu fuis les coins à touristes. Tu détestes les pins­pins.
­Oui !
­ C’est quoi ces fameux pin­pins.
­ C’est les touristes un peu beaufs, ils FONT la Thaïlande, ils disent l’aimer pour peu que ce soit comme chez eux.
Bouffe édulcorée au maximum, surtout sans piment, hein? Ils apprennent à dire mai pèt, (pas épicé) mais ne savent même pas dire sawat dee khrap (bonjour) et khop kung khrap (Merci). A quoi ça sert? .
Ils utilisent un max de papier  »Q » alors que pratiquement tous les WC sont équipés de  »douchettes à cul » (« Oui, mais ça mouille… ») beaucoup plus hygiéniques, surtout par les chaleurs locales. Ils préfèrent étaler leur restant de fèces plutôt que la laver.
Ils saluent les autres farangs (occidentaux) qu’ils croisent, mais jamais ­ racisme ? ­ les Thaïs, d’ailleurs ils n’en connaissent pas ou alors les larbins de l’hôtel.
Ils sont souvent méprisants envers les Thaïs et vulgaires envers les femmes. S’ils en séduisent une ­ pas une travailleuse sexuelle, mais une femme normale ­ ils la considèrent quand même comme une pute en lui laissant un p’tit billet sous l’oreiller. Ben oui :  » Les Thaïe sont toutes des putes » selon l’image que véhiculent les pin­pins à leur retour et les médias occidentaux , à la recherche de buzz et de sensationnalisme.
Ils, et c’est la conséquence du paragraphe ci­dessus, prennent systématiquement et grossièrement les sourires, naturels chez les Thaïes, pour des invitations à copuler, c’est pour cela que de nombreuses femmes ne sourient plus, ne regardent plus les farangs.
Ils n’ont aucun respect pour pour la grande pudeur des des femmes thaïes. Elles se baignent tout habillé, mais ils pensent que si à Pattaya, à Phukets ouailleurs il y a un grand nombre de prostituées vêtues de façon provocante, les femmes pin­pins peuvent se permettre de s’habiller de la même façon partout ailleurs, même au cœur des villes ou des villages de bord de mer ou de campagne.
Ils ne comprennent pas que le baiser et la bise sont complètement tabous en Thaïlande et persistent à vouloir faire la bise à leurs connaissances en croyant leur faire plaisir. Ceux­ci, très tolérants le prennent avec le sourire, pour ne pas perdre la face, mais sont terriblement mal à l’aise, terriblement. Ces pin­pins ne font égoïstement plaisir qu’à eux même.
Ils pensent que tous les Thaïs ­ et en 12 ans ils s’y sont vachement mis ­ doivent parler anglais, voire français (J’ai entendu  » Mais tu sais, au bureau de l’immigration de Prachuap, il n’y a même pas quelqu’un qui parle français » ­ sic ­ Comme si à la pref de Bourg quelqu’un parlait thaï) .
Ils s’ingénient par tous les moyens possibles à faire perdre la face aux
Thaïlandais, ce qui est très grave pour eux.
Ils ne font aucun effort pour s’adapter. On l’a déjà vu pour le piment. Mais par exemple le bruit. Le bruit n’est jamais une nuisance pour les Thaïs (et pour les Asiatiques en général). On laisse les bébés s’endormir dans des environnements extrêmement bruyants , marchés, télé à fond,
karaokés extrêmement forts, etc. Ainsi le bruit ne les gène pas du tout. Qu’ils mettent des boules Quies ou des auricular plugs, ou alors le Luxembourg n’est pas bruyant du tout. Ils font penser à ces bobos qui achètent des fermettes dans des villages de campagne, puis quelque temps plus tard protestent ­ vont même parfois en justice (sic, ça s’est vu) ­ parce que le coq du voisin chante dés potron­minet ou les cloches de l’église égrènent les heures, même la nuit. Le coq et les cloches étaient là des siècles avant eux, mais, pour satisfaire leur égoïsme petit­bourgeois, il faut cuisiner le coq
au Riesling et ne laisser les cloches que pour Pâques.
Ils ne font pas le moindre effort pour comprendre que la Thaïlande est un autre pays, avec une culture, des mœurs, une logique, un système de pensée et de croyances différents des nôtres, mais bien sur c’est aux Thaïs de perdre leur âme. Pas à eux de faire le moindre effort d’adaptation.
Et qu’il n’y ait surtout pas de chiens. « Tu te rends compte, des chiens en liberté. Mon dieu ! » S’ils se promènent sur la plage, ils ont un bâton. J’ai arpenté la plage de Ban Krut moult fois sans la moindre badine et je n’ai
jamais eu de problème. Les chiens ici sont comme ailleurs, ils jappent et montrent les dents s’ils sentent qu’on en a peur ou ­ même si on prétend le contraire ­ qu’on ne les aime pas. Les chiens bien sur c’est bien si c’est le leur qui aboie pour garder leur pavillon, mais alors les chiens en liberté…

°0°

Surat Thani /Chumphon

Je me rapproche de mon petit paradis.
Deux jours à Chumphon, pour aller sur la magnifique plage et voir les ports de pêche, ainsi qu’une esplanade avec vue sur la mer où je grignote quelques en­cas.
J’ai enfin trouvé un pneu arrière Michelin (https://www.youtube.com/watch?v=9rGNF­C6Xek) mieux strié et moins glissant que les savonnettes que j’ai sur ma bécane, surtout lorsqu’il pleut. J’ai quelques vautrages ( vautres ? vautrements ? vautreries ? vautraisons … Mon correcteur d’orthographe transpire.) à leur actif, sans gravité heureusement.
Je dîne dans un resto assez nouveau, au bout du marché de nuit, tenu par des musulmanes , avec toutes sortes de rotis (sortes de crêpes . Ceux à la banane sont délicieux.) et des matabas (crêpes fourrées avec des légumes et du poulet ou d’autres chairs.) Ces plats sont originaires d’Inde (comme les marrons et les cochons ?) et délicieux. On en trouve souvent en Thaïlande.

°0°

Chumphon / Ban Krut

Voilà l’affaire !
Retour au bercail, à la case départ.
Très content de retrouver ma maison dans les cocotiers et parmi mes voisins thaïs.
A peine arrivé, une voisine, gentille comme un cœur, m’ apporte une noix de coco fraîchement cueillie.
Très content aussi de retrouver mes amis français bankroutards .
Et très content de finir ce texte que j’espère vous apprécierez.

TRIP en SCOOTER dans le Sud de la THAÏLANDE (Photos et cartes)
https://goo.gl/photos/L3F1hwHaJkYXwh7j8

Si le lien ne fonctionne pas, faire un copier / coller dans la barre de tâches.

Désolé, les légendes ne sont pas reproduites.
FerDex

°0°

— Il se la coule douce au bord du Golfe du Siam.
— Il fait des voyages dans toute l’Asie ( Thaïlande, Laos, Cambodge, VietNam, Malaisie, Singapour, Philippines, Indonésie, Malaisie, Inde, Chine, Mongolie, Birmanie, etc.)
— Il écrit de très bons bouquins : http://www.amazon.fr/Boutique-Kindle/s?ie=UTF8&field-author=FerDex&page=1&rh=n%3A672108031%2Cp_27%3AFerDex
— Il aide l’association http://www.menglaba.com/#!association/bf14r avec la vent de l’édition papier de ses bouquins
— Bref, il vit, peinard mais concerné !

2 reflexions sur “TRIP en SCOOTER dans le Sud de la THAÏLANDE

  1. Vélo

    J’aime trop la façon dont tu décris tes rencontres, tu décries aussi les « pinpins »…. mais surtout, le partage permanent dans la vie d’autres cultures, d’autres religions, d’autres familles… Merci !
    J’allais oublier les mots d’humour …

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